Pour me suivre sur mon nouveau BLOGUE

Chers amis

Mon tout nouveau site www.annouchkagravelgalouchko.com contient un blogue que dorénavant j'utiliserai pour partager ma vie artistique avec vous. Je vous invite donc à m'y suivre.

Ce blogue-ci servira uniquement à commenter mes activités de médiation culturelle avec les partenaires institutionnels.

mardi 21 septembre 2010

Les journée de la Culture : des ateliers de création pour tous


Jusqu’au 3 octobre, les artistes Annouchka Gravel Galouchko et Stéphan Daigle accueilleront les planteurs de clous, les enfants questionneurs et tous les Je suis… du continent.
Sujets : 
Parc Valois
Depuis trois semaines, la maison Valois vibre au rythme des coups de pinceau et de marteau d’artistes d’ici et des passants attirés par cette énergie participative. Le projet Je suis… a une fois de plus enfanté une idée de médiation culturelle unique. Deux artistes peintres de Vaudreuil-Dorion invitent la population à vivre une expérience dynamique et symbolique. « Plus ça va, plus c’est ludique, remarque Stéphan Daigle. L’essentiel, c’est qu’on joue ensemble. On s’amuse dans un processus de création. On se découvre les uns les autres. »
Marcher sur le pied du bouddha
À une corde à linge sont suspendus des vêtements sur lesquels les gens peuvent imprimer une partie de leur corps. « Les vêtements symbolisent la communauté, explique Annouchka Gravel Galouchko. On unifie les membres de la communauté dans un même vêtement pour dire qu’on n’existe pas séparément. »

Un grand tableau noir invite à la réflexion collective sur le thème de Je suis... Sur le plancher, un immense pied de bouddha reçoit les clous et les coups de marteau des participants de façon à créer une texture artistique communautaire. « C’est une connexion avec la communauté. On franchit l’espèce d’intellectualisme qui empêche les gens de comprendre la fonction de l’art », analyse Stéphan Daigle. « La démarche est plus importante que le résultat, assure quant à lui Michel Vallée, l’homme derrière le projet Je suis... Il y a le côté un peu plus classique que les gens connaissent, soit de s’asseoir à une table et dessiner, mais ils sont entourés de quelque chose d’un peu désarçonnant. » 



Suite du blogue de la médiation culturelle JE SUIS...


Dire le territoire pour que le verbe se fasse chair


Laisser ses traces dans la communauté

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La corde à linge reliant la communauté

Notre aventure comme chefs d'orchestre de projets d'art participatif et communautaire se poursuit allègrement depuis plusieurs semaines à la Maison Valois provoquant de belles rencontres pour la plupart inattendues, réunissant des citoyens de tous âges, nationalités et cultures.


Je suis aussi la terre (rappel d'un enfant)


S'enraciner dans le territoire

En tant qu'artiste et médiatrice culturelle, je me vois avant tout comme un pont vivant permettant de relier les gens par le biais de la création partagée et des mots échangés.


Dans la quiétude de la création

La maison Valois est devenue un véritable atelier de création. Les termes pour décrire le moteur de nos médiations sont EXPRESSION, HARMONISATION et COMMUNAUTÉ


Rassembler la mosaïque de nos vies

Dans le cadre de la campagne, JE SUIS… orchestrée par Michel Vallée, Directeur du service des Arts et de la Culture de Vaudreuil-Dorion, vous êtes chaleureusement invités à venir participer aux activités ludiques et signifiantes de médiation culturelle, imaginées et supervisées par Annouchka Gravel Galouchko et Stéphan Daigle autour du thème de l’individu dans la communauté.

• Poser un geste pour vous implanter et vous enraciner dans le territoire • Imprimer votre empreinte sur la culture régionale •Ayez votre mot à dire sur l’importance de la culture et de la communauté • Laissez votre griffe créatrice dans l’histoire de notre région

À la maison Valois à Vaudreuil-Dorion, située au 331, avenue Saint-Charles, les samedis et les dimanches du mois de septembre de 12 h 0 à 16 h 0 ainsi que le 2 et 3 octobre.


Porter l'empreinte de l'autre sur soi


S'implanter encore et encore dans le territoire


Un laboratoire de création


Soigner son être

jeudi 16 septembre 2010

Sur la Route verte du Québec, une piste cyclable en oeuvres



Toutes les photos en rapport avec la piste cyclable ont été prises par Autour de Nous.

Sur une portion de la Route verte du Québec existe désormais une véritable exposition à ciel ouvert!
Nous sommes heureux, Stéphan Daigle et moi, d'être participants à cette exposition en plein air.




Au bout de ta nuit ton soleil se lèvera, 2009, Annouchka Gravel Galouchko





La piste cyclable en oeuvres est un magnifique projet réalisé par un regroupement d'artistes de la région de Vaudreuil-Soulanges. Je vous invite chaleureusement à aller visiter le site Autour de Nous. Composée d'une série de 23 portes-oriflammes (un à chaque kilomètre de la piste cyclable Soulanges), cette exposition en plein air affiche des bannières de 72’’ x 32’’ imprimées recto-verso. Au total, 46 oeuvres réalisées par des artistes de la région. La piste cyclable du canal de Soulanges fait partie de la Route verte du Québec qui s'étend sur 4300 kilomètres de pistes cyclables à travers les plus beaux paysages du Québec.

À propos de mon oriflamme pour la piste cyclable


Au bout de ta nuit, ton soleil se lèvera, Annouchka Gravel Galouchko, acrylique et techniques mixtes sur bois, 202 cm X 90 cm.
Disponible.

Ce tableau est un hommage à mon père mais aussi au couple éternel qui s'est manifesté dans mon existence par celui de mes parents. Mon père est âgé et souffre du cancer des os. Sa mort est imminente.

Comme un drapeau ou un oriflamme de prières tibétain, les mots d'amour tirés du Soutra du Coeur que j'ai inscrits dans mon oeuvre, s'envoleront emportés par le vent, tel un pollen allant féconder le coeur du monde.

La forme est vide Le vide est forme Oeil, oreille, nez, langue, corps, esprit, couleur, son, odeur, goût, toucher Il n’existe rien. Ni vieillesse, ni mort, ni fin de la vieillesse, et de la mort, ni souffrance, ni cause, ni fin de la souffrance, ni chemin, ni sagesse et ni profit, ni profit!

J'ai appris, par la suite, que le regroupement d'artistes, Autour de Nous, avait joint ses forces au vélo-tour de la Fondation Charles Bruneau avec le IGA Paquette et Drolet, ce qui a permis d'amasser près de 5000$ pour les enfants atteints de cancer.



DANS LA ROSÉE © Stéphan Daigle 2009. Disponible.

Au petit matin
Dans l'air frais et neuf
Les sens pleinement éveillés
La vie frémit de tous ses membres
Pour saluer l'aurore



Stéphan Daigle

mercredi 15 septembre 2010

LA NUIT DE LA PEINTURE

Les Oiseaux de Nuit




Nous avons été invités à participer à la 5ième édition de LA NUIT DE LA PEINTURE. L'illustratrice, Sylvie Nadon, dont l'oiseau noir bien sympathique figure sur le carton d'invitation, est coordonatrice de ce grand projet merveilleux, orchestré avec générosité et art. Je vous invite chaleureusement à visiter le site de LA NUIT DE LA PEINTURE


Annouchka Gravel Galouchko au travail, (photo prise par Marie Andrée Côté)



Croquis


Fresque, gouache sur asphalte, (12 pieds X 12 pieds), photo prise par André Morin


Mon oiseau est une créature mystique issue d'un lointain rêve d'incarnation. Le Fabuleux voyagea longtemps autour de la Terre, planant au-dessus des mers et des terres, des vallées et des montagnes. La poésie habitait son esprit rêveur qui s'envolait dans le clair de lune.

Avec l'âge, un vif désir d'incarnation terrestre métamorphosa l'oiseau alors qu'il chantait à la nuit son amour. Le Fabuleux, attiré par la terre, acquit de la densité sans pourtant perdre sa grâce. C'est à l'intérieur de son corps que l'espace serein fit son nid. Les pattes de l'oiseau s'enracinèrent sur la terre qu'il foulait désormais. Les oiseaux de poésie de son esprit prirent forme par son chant qui fit surgir des mondes de beauté.

Le voyage était intérieur.


(Photo prise par Stéphan Daigle)


(Photo prise par Stéphan Daigle)


Croquis de Stéphan Daigle

Le Grand Esprit de la nuit pénètre toutes choses et toutes créatures habitant son royaume. Nul ne peut échapper à son étreinte sensible.

Elle soulève des émotions enfouies dans le silence de l’ombre.



(Photo prise par Annouchka)


(Photo prise par Annouchka)

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Fresque, gouache sur asphalte, (12 pieds X 12 pieds)




Hélène Galouchko, fresque, gouache sur asphalte, (12 pieds X 12 pieds)

Un être solitaire à l’allure théâtral, accompagné de créatures oniriques ornées de plumes se tiennent dans la pénombre. On ne sait pourquoi cette femme est là, on ne connaît pas ses intentions ni son destin, mais l’on peut sentir qu’elle se situe entre deux mondes, tel un fantôme. Chacun à sa façon peut imaginer l’essence de ce personnage intemporel à partir de ses vêtements, de ses parures, de l’expression de son visage. Seuls quelques éléments du décor ambiant peuvent guider le spectateur vers des indices ou repères dont l’interprétation reste subjective…


(Photo prise par Annouchka)


(Photo prise par Annouchka)

mardi 14 septembre 2010

Les Elles De La Culture



C'est avec grand plaisir que je participerai à une exposition collective de tableaux dans le cadre de la 7 ième édition de festiv'Elle / Festival international des femmes de montréal (FIFM). Cette exposition sera présentée à la Galerie virtu Elles Elles-toiles et Ellesdorado

Le thème commun des toiles présentées est la maternité, l'enfant et la spiritualité.

Les toiles de l'exposition collective seront exposées au café ELDORADO situé au 921, rue Mont-royal est, du 20 sep. au 25 oct. 2010.

Pour en savoir plus sur le site Les Elles De La Culture, cliquez sur le lien www.lesellesdelaculture.com afin d'y découvrir un univers d'une grande richesse. Ce site intelligent et sensible est entièrement consacré aux réalisations de femmes dans les domaines culturel et communautaire. Dans la rubrique événements spéciaux, vous trouverez la programmation festiv'Elle 2010.

lundi 30 août 2010

JE SUIS...MÉGAPROJET DE MÉDIATION CULTURELLE à Vaudreuil-Dorion


Médiation culturelle « JE SUIS... »
à Vaudreuil-Dorion

Le projet d’Annouchka Gravel Galouchko/ Ce qui nous lie
LA THÉMATIQUE

Le projet global de Monsieur Michel Vallée, (Directeur du service des Arts et de la Culture de Vaudreuil-Dorion) et titré « JE SUIS... » ayant, entre autres, pour buts de générer et/ou renforcer le sens communautaire dans une ville en développement, de même que de sensibiliser la population au rôle essentiel de l’art dans le développement identitaire et culturel d’une communauté : mon projet d’animation/médiation au Parc et à la Maison Valois viendra appuyer cette démarche.

Un rêve : une immense corde à linge reliant l'humanité entière
Si toutes les cordes à linge remplies des couleurs de notre petite ville se liaient d'amitié, ça ferait une chaîne d'union solidaire dans nos quartiers. Mystérieusement, les cordes à linge de villes voisines se noueraient à notre corde qui grandirait encore et encore jusqu'au jour où elle danserait autour de la terre, portée par le vent et la lumière. Les êtres reconnaîtraient alors qu'ils n'ont jamais été misérables et seuls, mais qu'une vie profonde les animant les relie les uns aux autres.

Ce qui nous lie

Médiation culturelle dans le Parc Valois et la Maison Valois.
Au coeur du Parc Valois, des démarches symboliques et dynamiques avec le public

Je vous propose comme première aventure, votre participation dans l'univers symbolique et poétique de la corde à linge. Celle-ci recevra sur sa ligne les vêtements-traces des âmes qui se seront prêtées au jeu. Les participants seront invités à choisir un ou plusieurs vêtements accrochés sur la corde à linge installée dans la Maison Valois. Les vêtements recyclés aux pointures variées d'hommes, de femmes et d'enfants proviennent pour la plupart du magasin L'Actuel, un comptoir d'entraide de la ville de Vaudreuil-Dorion ayant pour mission de soutenir sa communauté.

Les empreintes corporelles laissées par les membres de la communauté

Nous fixerons ensemble sur un panneau au sol (une porte de 36 Po de largeur par 80 Po de hauteur) le vêtement sélectionné afin que le participant puisse imprimer une ou plusieurs parties de son corps sur le vêtement. À l'aide d'un pinceau à bâtiment ou d'un rouleau mousse enduit d'une couleur acrylique (non toxique et que le participant aura choisie), j'appliquerai sur sa peau de la peinture. Des empreintes de mains, de bras, de pieds, de coudes, etc. surgiront, laissant leurs traces mystérieuses sur les vêtements. Pour ceux qui voudraient imprimer leur tronc, dos ou reins, des vêtements moulants seront disponibles. Les parties du corps du participant seront aussi imprimées sur des vêtements différents afin de renforcer le concept voulant réunir les individus dans des identités collectives ou d'unir l'individu à sa collectivité. D'autres participants compléteront par leurs empreintes les parties manquantes du corps sur les vêtements.

Des écrivains ont été invités à collaborer au projet de médiation culturelle de Michel Vallée « JE SUIS... ». Ils ont rencontré dans des lieux publics, bingos, centres d'accueils ou d'achats, parcs, etc. des gens de toutes origines, résidant à Vaudreuil-Dorion afin de les faire participer, souvent à leur insu, à la création de textes poétiques autour de la thématique Je suis... Dans cette chaîne interrelationnelle, j'intégrerai des extraits de ces poèmes que je retranscrirai au pinceau sur les vêtements, (là où résident des parties du corps non apparentes) afin de relier graphiquement les membres de la communauté. Une nouvelle identité issue des empreintes de la communauté se formera peu à peu, reliant ses parties par la CULTURE. Les participants pourront se nettoyer à l'évier du sous-sol de la Maison Valois, (il y aura des débarbouillettes propres et du savon disponibles).

Pour clore la performance, le participant ira ré-accrocher son vêtement sur la corde à linge qui séchera à l'air libre, au regard de tous et chacun. Au cours du mois, la corde à linge se remplira de vêtements aux multiples traces colorées laissées par les empreintes des membres de la communauté. Certains reconnaîtront peut-être, avec un sourire aux lèvres, une nouvelle fonction à des vêtements dont ils s'étaient dépouillés autrefois. Une installation de ces tableaux-vêtements formant une chaîne colorée et flottant dans l'espace de la Maison Valois naîtra, rappelant que nous sommes tous interreliés et interdépendants. Elle symbolisera poétiquement la communauté liée par la culture.

La vision artistique dans sa symbolique

La corde à linge

La beauté de l'unicité et de la différence de chaque être n'existent qu'en relation profonde avec le collectif. J'ai choisi la corde à linge, non comme sujet de débat sur les interdictions dans certaines localités d'étendre son linge dehors, mais en fonction de sa puissance évocatrice purement symbolique et poétique de ce qui nous lie. Dans le contexte de cette médiation, il s'agit de la vie de quartier qui nous lie à la communauté.

Le vêtement recyclé ou usagé

Je trouve cela extrêmement signifiant que le Bouddha ait confectionné son premier vêtement de moine à partir de haillons, de rebuts de tissus ayant appartenu à une multitude de gens de toutes origines. Il exprimait par là que nous sommes tous composés des autres, autant biologiquement que psychologiquement. Autant les atomes que les pensées qui forment ce que nous appelons le Je suis... viennent des autres ou de ce qui fut les autres. Le Je suis... n'est qu'un habit impermanent. Le vêtement symbolise ici notre identité-personnalité, avec ses aspects sombres et lumineux, personnalité qui n'a pas d'existence propre, si ce n'est qu'en inter relation avec l'autre. Dans cet espace ouvert devenu sacré par l'appellation de lieu de manifestation culturelle et artistique, la transgression est permise. Il nous y est permis d'afficher nos différences et nos faiblesses. La corde à linge, qu'on juge parfois comme une pollution visuelle, un signe de pauvreté dévaluant les maisons avoisinantes, devient ici l'expression de notre humanité ordinaire, permettant la reconnaissance et la compassion. Elle est là pour nous faire prendre conscience de nos ressemblances profondes. Le linge sale caché et lavé honteusement en famille (nos problèmes, notre isolement face à la communauté, nos complexes et préjugés, notre marginalité) se transforme symboliquement dans cet espace magique ou sacré en une ouverture sur le monde appelant la solidarité de la communauté. Dans cet espace poétique, le sens de l'identité s'élargit à la famille de coeur ou la famille universelle, à la communauté. Après avoir été lavé, le linge est séché à la lumière.

L'empreinte corporelle

L'empreinte corporelle symbolise ici le désir d'affirmation, la trace de ce qu'on laisse derrière nous, à l'image des empreintes de mains des hommes préhistoriques sur les parois des cavernes. Elle symbolise aussi et surtout l'habilité qu'à l'Humanité de représenter le monde symboliquement et à l'aide de cette représentation de le transformer. L'empreinte de la main sur la paroi de la caverne est le symbole même de la création artistique. L'utilisation de l'empreinte corporelle cherche, dans cette démarche, à réintégrer le corps dans sa totalité.

Depuis des années, je travaille avec l'empreinte de mon propre corps et celui des autres comme un moyen d'unification, un pont entre le ciel et la terre, le corps et l'esprit. Les participants deviendront eux-mêmes, à leur insu, ce pont de chair. Par la suite, influencée par les traces de certaines empreintes, je retravaillerai au pinceau par-dessus. J'encollerai sur deux ou trois portes des échantillons de ces vêtements qui deviendront un puissant déclencheur de nouveaux tableaux.



Ce qui nous enracine

La puissance du symbole de L'Empreinte du pied, ou le pied universel de l'humanité

Depuis la nuit des temps sur la terre entière, l'empreinte du pied a joué un rôle symbolique dans la plupart des civilisations, allant des dessins rupestres aux empreintes du pied du Bouddha symbolisant sa sagesse et sa loi inscrite dans les entrailles du sol.

Les participants seront invités, cette fois ci, à imprimer leur pied sur la surface d'une grande porte couchée sur le sol. Du savon, débarbouillettes et serviettes seront mises à la disposition des dessous de pieds colorés des participants.

À partir du territoire vital du corps, d'un morceau du corps imprimé des participants, leur pied, le tableau se remplira peu à peu des représentations symboliques des citoyens de notre ville. Une mosaïque d'empreintes aux couleurs, grandeurs et formes variées naîtra de ce processus, représentant visuellement notre solidarité, notre engagement et appartenance comme habitants au territoire et à la communauté qui s'y est établie.

Ce tableau constitué d'empreintes de pieds de la population s'harmonisera avec le nouveau monument au parc Valois dont l'inauguration a eu lieu ce samedi 28 août 2010: JE SUIS... L'EMPREINTE DE MA VILLE JE SUIS... L'IDENTITÉ DE MA COMMUNAUTÉ.

Larges et dynamiques, les lettres « Je suis... » prennent place sur une fondation de pierres semblables à celle de la Maison Valois, située à quelques mètres de l'emplacement du monument. Assise sur l'histoire, l'identité citoyenne est nettement représentée par les trouées d'empreintes de mains de citoyens de Vaudreuil-Dorion formant l'expression « Je suis...Plus qu'un monument, cette œuvre d'art publique souligne la diversité, la fierté et le sentiment d'appartenance des citoyens de Vaudreuil-Dorion. Cette œuvre appuie les actions de médiation culturelle qui servent d'outils pour qu'ensemble,
 les Vaudreuillois-Dorionnais se forment une nouvelle identité forte.

Vaudreuil Dorion, une ville en pleine expansion

Puissent notre sagesse et nos lois s'inscrire dans le sol fertile de notre communauté
Personne ne voudrait que notre ville devienne une banlieue-dortoir bétonnée sans âme et sans arbres où l'on vivrait isolés les uns des autres. Si nous nous reconnaissons dans notre communauté, nous voudrons nous investir dans l'espace où nous vivons, le rêver, soigner notre communauté en pleine expansion, nous développer et construire dans le respect des autres et de la nature. Nous voudrons nous développer harmonieusement en fonction de nos besoins réels. Nous formerons une communauté unie autour d'une vision responsable partagée.

Dans notre travail individuel autant que collectif, dans ce grand projet JE SUIS..., peut-être sommes nous, à notre insu, cette oeuvre d'art qui est la communauté; ou en voie d'en devenir plus consciente?

Venez nombreux imprimer vos empreintes qui prendront vie tous les samedis et les dimanches du mois de septembre de 12h00 à 16h00 ainsi que le 2 et 3 octobre.

mercredi 10 février 2010

Parcours d'Annouchka Gravel Galouchko


L'exil 2, acrylique sur toile, 150 cm x 150 cm, 2010
©Annouchka Gravel Galouchko


Shô et les dragons d'eau, gouache sur papier, 54 cm x 38 cm, 1995
Image ©Annouchka Gravel Galouchko tirée du livre Shô et les dragons d'eau, Annick-Press, Toronto

Issue d'un métissage culturel (père né en France de parents russes et mère née en Saskatchewan de parents Québécois) et ayant vécu et voyagé depuis ma plus tendre enfance dans plusieurs pays (trois ans en Égypte, trois ans en Iran, un an au Mexique, un an en France et deux ans en Autriche), j'ai côtoyé différentes cultures. Ainsi, mon vécu et ma double origine ont enrichi et complexifié mon identité culturelle. À mon insu et au fond de moi s'est créé un amalgame de toutes ces influences que je retrouve par un effet de miroir dans mes oeuvres. J'élabore ma propre mythologie à partir de toutes ces civilisations qui m'ont traversée et que j'ai traversées. Faisant partie de mon vécu passé non intellectualisé d'enfant et d'adolescente, ces multiples impressions que je recrée encore spontanément dans mon travail, ont été reçues en toute sensibilité et sensualité, pour le meilleur et pour le pire. Petite, je me sentais déjà étrangère et familière à plusieurs cultures, immergée, mais aussi souvent déracinée dans de nouveaux espaces sociaux culturels auxquels je devais rapidement m'adapter : j'absorbais et assimilais leurs influences comme le fait, en toute innocence, un enfant impressionnable.

Parfois, notre famille de quatre enfants ne pouvait accompagner mon père dans ses voyages de plusieurs mois de travail intense à l'étranger. Nous restions avec ma mère dans notre maison à Montréal, poursuivant notre routine d'écoliers. Mais nous suivions, à travers les récits de ma mère, notre père à l'esprit aventurier. Ses nombreuses pérégrinations n'étaient pas dépourvues d'aventures parfois époustouflantes et d'événements colorés. À travers ses lettres et nos nombreuses collections de timbres séchant dans toute la maison sur d'interminables rouleaux de papiers de toilette, nous suivions ses voyages. Mon père ne manquait jamais de nous rapporter des cadeaux, de l'artisanat local et ancestral de ses nombreux voyages en Afrique, en Inde et dans les pays scandinaves. Il ne s'agissait pas de l'artisanat destiné aux touristes endormis, mais d'objets signifiants parlant de la vie psychique des peuples et de leur âme. Notre maison en était peuplée. Je me rappelle, entre autres, les poupées cousues par des enfants dans des tissus variés sentant encore le vent du désert, les épices et le cuir. Elles étaient mes compagnes de jeu.

J'ai hérité de mes parents un riche bagage culturel, la passion des voyages et une curiosité insatiable pour les cultures du monde. Avec l'âge, une certaine distance critique face aux traditions de ces différents pays s'est naturellement créée; mais en même temps demeure toujours profondément ancrée en moi, une sensation que toutes ces cultures sont aussi les miennes. C'est pour cela que l'on peut faire appel à moi pour illustrer des textes qui parlent "de l'autre en moi-même", pour illustrer les parfums du monde, par exemple Le mystère de l'île aux épices, de Richard Keens-Douglas né à Grenade, dont les dessins et les couleurs prennent une vibration des Caraïbes, Mala, un conte du folklore de l'Inde, ou The Birdman, une histoire très touchante se passant à Kolkota, ou encore, mon propre texte Shô et les dragons d'eau dont les illustrations prennent un accent de finesse de l'art japonais.

Ce que je privilégie avant tout dans l'illustration des histoires et dans leur écriture, c'est ce qui nous aide à nous révéler à nous-mêmes. C'est le sens même de ma démarche artistique. Les histoires qui disent la vérité intérieure sont en fait un matériau très puissant pour se retrouver et se relier à nouveau à notre source fondamentale. C'est cette source qui est l'essence même de la vie, de notre liberté et de notre joie de vivre. Et tous, tant que nous sommes, nous oublions et perdons si souvent de vue cette vie profonde qui nous anime. Nous nous débranchons facilement de notre pouvoir fondamental et nous en sommes malheureux. L'art nourrit l'âme. L'art est un moyen extrêmement puissant et à la portée de tous pour comprendre le parcours du voyage de notre âme qui est parfois si douloureux. Il peut nous guider dans l'inconnu qui nous terrifie.

L’album jeunesse Shô et les dragons d’eau (Éditions Annick-Press 1995) que j’ai écrit et illustré, témoigne parfaitement de ce désir de sortir de l’ombre les peurs et les cauchemars et de les exposer à la lumière, afin qu’ils deviennent énergie créatrice. Le livre a remporté le prix du Gouverneur Général du Canada pour ses illustrations et le texte a été mis en nomination. La même année, Shô a remporté le Silver Birch Award Ontarien ainsi qu’une médaille d’argent pour le prix littéraire International Korczak en Pologne. L’album sert aussi d’outil dans les cliniques et les milieux scolaires afin d’aider à guérir la psyché des enfants traumatisés par la guerre. Il est parfois bien étrange de voir comment certaines oeuvres du passé sont annonciatrices de notre cheminement à venir.

Les textes que j'illustre fourmillent de symboles. Ceux-ci sont également un matériau puissant appartenant à l'inconscient collectif. Je désire que mes contes et mes images, tant par leur contenu symbolique qu'artistique, s'adressent aux adultes autant qu'aux enfants. L'écrivaine, Marie-Claire Blais, a su trouver les mots pour décrire cet état de grâce qui survient lorsque, devant une de ces oeuvres magiques, la raison cède la place à l'enchantement : « ..., nous sommes éblouis de féeriques images et de sortilèges de ce monde renversé sous le trait brûlant des couleurs du peintre qui raconte une histoire. »

Mes oeuvres picturales reliées à l'écriture sont essentiellement narratives parce qu’elles racontent une histoire. Depuis longtemps, mes images me suggèrent des histoires et il m'est venu tout naturellement de les écrire. Puis les histoires sont venues d'elles-mêmes sans support visuel. Lorsqu'on me demande d'illustrer un texte, je me l’approprie pour mieux le servir et pour m'en inspirer. J’ai illustré par exemple, la dernière trilogie romanesque de Marie Claire Blais, Soifs parue chez Boréal en 1995, Dans la foudre et la lumière, publiée en 2001, (dont la couverture est un immense peinture, une oeuvre personnelle créée entre 1986 et 1989, sous le nom de La colonne des vies antérieures) et enfin Augustino et le choeur de la destruction, en 2005. L’écrivaine qui se sent des affinités avec mon travail de peintre et d’illustratrice, a écrit un très beau texte poétique en guise d’introduction pour la monographie, Envol imaginaire, consacrée à mon travail visuel, (1998 aux éditions Les 400 coups, dans la collection Images). Inpirée par mon travail, l’écrivaine s’est servie de mes tableaux pour illustrer son propos lors de la soirée qui lui était consacrée dans le cadre des événements littéraires tenus à la maison de la culture Frontenac en 2001.

Gaston Miron a donné le nom de L’homme artériel de mes gigues à un de mes grands tableaux, un personnage intense tout en relief qui l’a accompagné comme mascotte lors de la tournée de son spectacle, La marche à l’amour, (textes et chansons tirées du recueil L’homme rapaillé, en 1991 et 1992.

De 1987 à 1989, j’ai eu la chance de collaborer avec le très beau magazine littéraire transculturel québécois Vice-Versa. Philosophes, sociologues, poètes, penseurs, écrivains, peintres et illustrateurs s’y exprimaient autour de la notion de transculture. J'ai également eu la chance d'exposer au Centre culturel Canadien à Paris en 1987 à Paris, avec les illustrateurs et les peintres talentueux qui collaboraient au magazine Vice - Versa. Le thème de l'exposition était inspiré d'un numéro du magazine précédemment paru, Visions américaines. Parmi les artistes et amis se trouvaient Stéphan Daigle, Normand Cousineau, Pierre Paul Pariseau, Daniel Sylvestre, Philippe Béha, Julie Gascon, Kamila Wozniakowska et Richard Parent, malheureusement décédé trop tôt.

À cette même époque, j'ai travaillé pour le magazine spécialisé du cinéma québécois Lumière. Critiques, cinéastes, réalisateurs, écrivains y discutaient d'un numéro à l'autre autour de la production du cinéma québécois, exprimant des points de vues divers.

Ma créativité emprunte beaucoup d'avenues. Dans le domaine pictural, elle va de l'illustration à des créations beaucoup plus abstraites. Mes préoccupations ne sont pas essentiellement d'ordre formel. Prenant ses racines dans un sentiment beaucoup plus profond, ma créativité tend à s'exprimer au-delà de toutes catégories d'abstraction ou de figuration. À mes yeux, la qualité principale d’une oeuvre est que celle-ci témoigne d’une réalité vitale au-delà de nos sens, ce que les Japonais appellent le yugen. C’est en cela que l’oeuvre devient universelle, transcendant le temps et les modes.

mercredi 3 février 2010

L'ESPRIT DE L'OISEAU OU ICARE DEVIENT PHÉNIX




Stéphan et moi avons le plaisir de vous invitez à venir voir notre exposition L'ESPRIT DE L'OISEAU / ICARE DEVIENT PHÉNIX à partir du 19 février au 4 avril 2010 à la Maison de la culture de Pointe-aux-Trembles.

L’Esprit de L’Oiseau

Une exposition itinérante de Annouchka Gravel Galouchko et Stéphan Daigle

L'exposition que propose ce couple de créateurs contemporains comprendra un grand nombre de tableaux et d'illustrations sur la thématique de la quête de la liberté qui y est symbolisée par l’oiseau. Les oeuvres présentées par les deux artistes ont été créées individuellement ou en commun au cours de plus de vingt-cinq ans de carrières.